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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

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Le Temps 13.9.2012

La Suisse romande a besoin dun RER neuchâtelois performant

Un regard lémanique sur le projet d’investissement soumis au vote des Neuchâtelois: sans le Transrun, la ligne du pied du Jura perdra de son importance, sans obtenir la cadence à la demi-heure. La marginalisation ferroviaire de Neuchâtel sera aussi politique pour ce canton dont la Suisse a besoin qu’il soit innovateur et ambitieux.Par roger Nordmann, conseiller national (PS/VD) et vice-président de l’Association transports et environnement (ATE).

Dans deux semaines, le 23 septembre, les Neuchâtelois trancheront sur le RER-Transrun, au terme d’une campagne animée. Vu de l’extérieur, le résultat paraît incertain. Alors que dans toutes les régions voisines, les opinions publiques et les milieux économiques incitent leurs autorités à investir davantage dans les voies de communication, les Neuchâtelois semblent hésiter à moderniser leur réseau ferroviaire, malgré un important soutien financier des CFF et de la Confédération. Sans commenter les enjeux internes au canton, il est utile d’apporter deux éclairages sur un projet qui concerne toute la Suisse.

D’une part, il convient de ne pas surestimer l’effort qui sera demandé à Neuchâtel pour financer le RER. D’autre part, il ­importe de ne pas sous-estimer l’effet de sa marginalisation automatique que produirait un non dans les urnes.

S’agissant des coûts que payeront le canton et les communes, il faut rappeler qu’ils ne représenteront en moyenne que 1% de leurs budgets durant une trentaine d’années. Par ailleurs, la conjoncture est favorable, puisque les taux sont particulièrement bas. Et si les Neuchâtelois ne se lancent pas aujourd’hui, ils devront passer à l’acte demain, à moins de renoncer définitivement à toute amélioration de leur réseau ferroviaire. Un jour ou l’autre, ils seront bel et bien contraints de dépenser des centaines de millions pour trouver des solutions au goulet de Vauseyon et au rebroussement de Chambrelien. Mais ces dépenses risquent alors de devoir être effectuées sans aide extérieure et avec de l’argent emprunté à des taux nettement plus élevés.

Autrement dit, la décision du 23 septembre offre une occasion unique de transformer complètement le réseau à bon compte. En clair, reporter l’effort de quelques décennies pourrait s’avérer une erreur très coûteuse.

Quant à la marginalisation du canton en cas de refus le 23 septembre, elle serait aussi cruelle que rapide. Le premier désastre serait politique. Avec quel crédit seraient désormais reçues les demandes d’une région qui aurait refusé les soutiens fédéraux qu’elle aurait pourtant réclamés? Comment serait perçu le potentiel d’une société qui n’aurait pas voulu améliorer ses voies de communication? Partout, les élus et les décideurs neuchâtelois risqueraient d’être accueillis avec un sourire en coin, leur suggérant de retourner gérer leur zone périphérique sans déranger ceux qui travaillent pour l’avenir du pays.

Une autre marginalisation, territoriale, produirait peu à peu des dégâts considérables. Si Vaud, Fribourg, Berne, Bâle développent toujours plus des réseaux de type RER et que Neuchâtel devient un trou dans le maillage global, alors les projets de mobilité, les investissements qui les portent et finalement les voyageurs contourneront ce point noir. La ligne du pied du Jura perdra de son importance, sans obtenir la cadence à la demi-heure. Les liaisons avec la France s’établiront autour de la pièce manquante du puzzle, sans en tenir compte. Et cet évitement d’une zone mal structurée touchera autant le trafic régional que les grandes lignes.

Or, le canton de Neuchâtel constitue non seulement un barreau vertical entre le bassin lémanique et le bassin rhénan, mais aussi un trait d’union entre la Suisse et la France. Dans cette optique, le Transrun, maillon fort du RER qui améliorera drastiquement l’axe Neuchâtel- La Chaux-de-Fonds, joue un rôle décisif pour le trafic est-ouest. Le prolongement du RER vers Morteau, puis Besançon, fait d’ailleurs partie de développements ultérieurs étudiés par les deux pays concernés.

Politiquement, la Suisse romande a besoin que Neuchâtel reste un canton novateur, dynamique et crédible. Au plan des transports et du développement socio-économique, le RER-Transrun complétera les équipements en chantier tout autour. Il améliorera le quotidien des habitants de la région, mais il jouera aussi un rôle décisif dans l’organisation efficace et cohérente de la Suisse occidentale.

 

 

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Contact: Roger Nordmann, Rue de l'Ale 25, 1003 Lausanne,
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27.3.2017