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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

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Article PSS 18 November 2008

Affaire UBS : la pétition du PS est un succès !

Plus de 24'000 signatures à l’heure où ces lignes s’écrivent : la pétition en ligne pour contrer la procédure anti-démocratique de sauvetage de l’UBS lancée par le PS et la JS fait un tabac. En particulier auprès des cantons romands puisque les signataires provenant des cantons du Jura, de Neuchâtel, Vaud et Genève trustent les premières places du classement proportionnellement à la population.

Aussi incroyable que cela paraisse, le Parlement n’aura de facto rien à dire sur le sauvetage de l’UBS. Le gros de l’argent - 61 milliards de francs - est en effet mis à disposition par la Banque nationale sans aucun contrôle parlementaire préalable. Quant au solde de 6 milliards, il sera dépensé par le Conseil fédéral avant que le Parlement ne se soit prononcé. Seuls les six membres de la Délégation des finances ont pu donner leur avis, après avoir disposé d’une heure (!) pour lire le dossier. Cerise sur le gâteau, la ratification du crédit se fera sous la forme d’un arrêté fédéral non soumis au référendum. Avec une procédure aussi anti-démocratique, les perspectives d’obtenir des contreparties sérieuses au sauvetage de l’UBS sont évidement minces : sans la menace de référendum possible, il n’y aura pas de concession du bloc PDC-PRD-UDC.

Cette façon de procéder est indigne d’une démocratie et rappelle plutôt les républiques bananières. Les USA, l’Allemagne, l’Angleterre et la France ont fait preuve de plus de démocratie : leurs Parlements se sont prononcés sur les paquets de sauvetage avant leur mise en œuvre. Dans le cas américain, la Chambre a même refusé une première version, pour imposer des contreparties sérieuses. Le Président Bush et son ministre Paulson, ancien banquier d’investissement, ont dû s’y plier.

Une procédure maintenue en 2002 par M. Merz

Après l’affaire Swissair, on avait envisagé de modifier les règles pour que de telles dépenses soient soumises préalablement au Parlement. C’est un certain Hans-Rudof Merz, à l’époque Conseiller aux Etats Appenzellois, qui a proposé de torpiller ces modifications. Le 20 mars 2002, le futur conseiller fédéral déclare : «En un siècle d’existence de la délégation des finances, on n’a jamais rencontré un autre cas qui ressemble de près ou de loin à l’octroi du crédit dans la débâcle Swissair-Crossair. Il n’y a pas de second cas de cette dimension à l’horizon ». Il ne croyait pas si bien dire, vu que l’affaire UBS est 15 fois plus grande que la débâcle de la compagnie basée à Kloten. Rétrospectivement, on comprend mieux l’empressement des banquiers à le voir élu au Conseil fédéral. Et leur ardeur à financer les radicaux, le PDC et l’UDC.

Dans ces conditions peu démocratiques, il a fallu imaginer un nouvel mode d’intervention pour faire pression sur la droite. D’où l’idée de lancer la pétition en ligne demandant quatre contreparties sérieuses au sauvetage de l’UBS. Alors que nous attendions au mieux quelques milliers de signatures, nous en avons déjà récolté 24'000 en trois semaines, soit un demi-référendum. Ce score élevé traduit une grande colère de la population. Il est d’autant plus remarquable que les trois quarts des signataires ont choisi d’afficher leur identité sur internet, ce qui représente un engagement plus fort que la simple signature d’un référendum.

La pétition en ligne offre un autre intérêt : elle permet d’entrer en contact avec des personnes qui n’avaient jamais voté pour le PS auparavant. Dans les commentaires, il n’est pas rare de lire d’anciens électeurs radicaux qui disent que le PS est le seul parti à oser défendre l’intérêt général. A l’heure où Barack Obama a pu gagner les élections notamment grâce à sa forte présence sur le web, le PS Suisse va poursuivre ses efforts pour se déployer sur Internet. La mobilisation passe par là.

Je ne saurais conclure cet article sans vous demander de diffuser la pétition e-mail à vos amis et connaissances. Plus il y aura de signataires, plus elle aura de poids.

 

PSS 18 November 2008

 

 

 

  

 

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