Retour à la page d'accueil

Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

Parti socialiste vaudois / lausannois

Aller au site du Parti socialiste vaudois

retour à la page d'accueil

Tous les articles écrits
Par thème:

Economie, finance et fiscalité

Egalité et social

Energie et environnement

Formation et recherche

Institutions et Europe

Prévoyance professionnelle

Transports


Campagnes et bilans

Bilans 08-15

Campagne 2007

Bilan 04-07

Campagne 2003

Interventions à la tribune du Conseil National

Motions, initiatives, postulats, interpel.

Portrait

Pourquoi le PS?

Activités 

Profession

Curriculum vitae 

Adresse de contact

 

   

Article  PSS,  29.5.07

L’atout environnemental du PS, c’est l’écologie sociale

Pour le Parti socialiste,  protéger l’environnement et épargner les ressources naturelles n’est pas qu’une question d’amour de la nature. C’est aussi, et peut-être avant tout, un impératif pour maintenir le bien-être et renforcer la prospérité. Si nous n’assainissons pas les bases énergétiques et environnementales de notre société, c’est la prospérité économique qui sera compromise, ce qui pénalisera de larges couches de la population, à commencer par les plus défavorisés économiquement. Sans parler des effets catastrophiques à l’échelle planétaire, tels que guerres, migrations massives et pénuries. Au plus tard depuis la publication du rapport Stern, les implications économiques et sociales sont évidentes.

Ce constat a trois conséquences :

1)      La protection de l’environnement ne saurait être un luxe. Il faut au contraire rendre les comportements écologiques accessibles à toutes et tous, pour que le changement se fasse à grande échelle. Chacun doit avoir la possibilité de contribuer personnellement à la protection de l’environnement.

2)      Vivre dans un environnement sain est un droit auquel chacun peut légitimement aspirer, au même titre que de disposer de la sécurité matérielle.

3)      La population ne veut pas d’une écologie du renoncement. La protection de l’environnement ne doit pas se faire au détriment de la justice sociale et du bien-être économique : sinon, on perd d’une main ce que l’on a gagné de l’autre. Nous voulons au contraire une écologie de la prospérité, autrement dit une écologie sociale.


Les propositions que nous faisons aujourd’hui pour les deux principaux domaines responsables des émissions de CO2, à savoir le logement et les transports, vont exactement dans le sens de cette écologie sociale.

Pour le logement, il faut que chacun dispose d’un logement bien isolé et chauffé de manière respectueuse de l’environnement. Le problème se pose en particulier les cas pour les locataires (2/3 de la population), car ceux-ci n’ont aucune influence sur la qualité du bâtiment où ils logent. Une partie du produit de la taxe CO2 sur les combustibles doit donc être investie dans un grand programme pour encourager les propriétaires à assainir les immeubles loués. Outre l’aspect énergétique, cela a l’avantage de réduire les frais accessoires de chauffage, soulageant ainsi le porte-monnaie du locataire en plus d’améliorer sa qualité de vie. Les augmentations subies ces dernières années par les locataires sur leur facture de chauffage montrent que cet aspect est tout sauf anecdotique.

En matière de transports,  la protection de l’environnement ne saurait se réduire à l’achat par quelques ménages aisés d’une coûteuse voiture hybride. Pour protéger efficacement le climat et économiser l’énergie, il faut offrir des alternatives performantes à la mobilité individuelle. Cela implique de développer fortement les transports publics, en terme de capacités, de performance et d’offre horaire, ce qui nécessite des investissements importants. Dans ce domaine, avec ZEB, les décisions sont imminentes. Parallèlement à cela, il faut décourager l’usage excessif de la voiture et assainir le parc automobile.

Pour atteindre ces deux objectifs, l’introduction de la taxe CO2 sur les carburants et l’affectation de 40% du produit au développement des infrastructures de transports publics (ZEB) représentent un dispositif idéal :

  • Les nouvelles capacités des transports publics seront davantage utilisées si l’on rend moins attrayante économiquement la consommation de carburant.

  • Inversement, les mesures visant à décourager la mobilité individuelle à traction fossile seront plus suivies d’effets si les gens disposent d’une alternative valable sous la forme de transports publics performants et efficaces.

Last but not least, ce dispositif combiné d’assainissement global de nos infrastructures de transports n’est pas seulement efficace, il est aussi social : par le fait que 60% de la taxe CO2 est restituée forfaitairement par personne, les ménages nombreux qui font un usage raisonnable de la voiture y gagnent [1]. Sous l’angle social, ce dispositif s’inscrit dans la droite ligne de nos propositions d’allègement des familles. Je pense en particulier à celles visant à alléger les primes d’assurances maladies des enfants, que nous remettrons sur le métier lors du débat budgétaire de cet automne.

Avant de conclure, j’aimerais relever que le projet d’une écologie sociale n’est pas seulement réservée aux transports et au logement, mais s’étend à l’ensemble du spectre environnemental, par exemple dans le secteur de l’alimentation sans OGM, des aménagements urbanistiques ou de la production d’énergie. Au yeux du PS, la qualité doit être accessible à toutes et tous, car il ne saurait y avoir d’écologie antisociale.

 [1] Voir page 8 de la note CO2 + ZEB

 

 PSS,  29.5.07

 

 

  

 

 Listes de tous les
articles publiés
 

 

Contact: Roger Nordmann, Rue de l'Ale 25, 1003 Lausanne,
info@roger-nordmann.ch, tél 021 351 31 05, fax 021 351 35 41

Twitter @NordmannRoger

Retour à la page  d'accueil

27.3.2017