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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

Parti socialiste vaudois / lausannois

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Article PSS 18.09.2006

Assainir notre mobilité

Notre société a besoin de mobilité. Nous parcourons des distances de plus en plus grandes pour nous rendre au travail, transporter des marchandises ou nous adonner à nos loisirs. Pour cette mobilité, nous acceptons de rejeter d'énormes quantités de polluants dans l'atmosphère et d'abîmer des paysages entiers par nos constructions.

En termes de transports, il faut d'urgence adopter une nouvelle façon de penser Notre société est basé sur la mobilité, que ce soit pour le travail, les loisirs ou les transports de marchandises. Mais cette mobilité constitue aussi un incroyable talon d'Achille, car l'énergie employée vient à 96.2% du pétrole, et l'essence, le diesel et le kérosène représentent 31% de l'énergie consommée dans notre pays en 2005. Cette mobilité constitue également une hypothèque importante pour le climat et la qualité de l'air dans nos agglomérations, en raisons des émissions de CO2 et d'autres polluants.

Stopper l'étalement Un des principaux déterminant du problème est l'aménagement du territoire : les zones d'habitations sont de plus en plus éloignée des zones de travail, ce qui génère des déplacements pendulaires. Dans les zones à habitat dispersé (villas individuelles, petits village), les habitants sont de facto livrés pieds et poings liés aux transports individuels motorisés, que ce soit pour le travail ou les loisirs. L'aménagement du territoire doit être réorienté : " Densification de l'habitat dans les villes, proche des lieux de travail, et le long des axes de transports public ainsi que sur les anciennes zones industrielles. Inversement, la tendance à la villa individuelle et à l'étalement urbain doit être cassée. " Amélioration de la qualité de vie en ville, pour y attirer des habitants. L'aménagement urbanistique et architectural ainsi que la qualité des services publics (p. ex crèches, police, loisirs) sont importants. Il faut aussi être très restrictif sur le trafic automobile, qui demeure la principale nuisance en ville, pour casser le cercle vicieux bien connu des qui citadins fuient la ville et deviennent pendulaires, aggravant ainsi les nuisances.

Rendre plus attrayants les transports publics Dans toutes les zones déjà urbanisées, il faut renforcer massivement l'offre et les infrastructures de transports publics, de manière à offrir des transports publics rapides et fréquents. Cela renforce l'attrait de ces zones, en terme d'accessibilité et de qualité de vie. Parallèlement à ces aménagements, il faut aussi réduire la capacité routière (nombre de voies, vitesse, etc), sans quoi les espaces libérées sur la route par les nouveaux usagers des transports publics sont utilisés par des automobilistes venants de plus loin.

Rendre plus propres les moyens de transport Le troisième axe est évidemment celui du choix du moyen de transport. Actuellement, les méthodes les plus propres, à savoir le vélo et la marche à pied, sont les moins utilisés. Pourtant, le potentiel de ce que l'on appelle la mobilité douce est considérable, spécialement en combinaison avec les transports publics : quoi de plus performant, par exemple, que de se rendre à la gare en vélo, puis de préparer des dossiers dans l'intercity ? Enfin, s'agissant des transports individuels motorisés, des progrès considérables sont possibles immédiatement en allégeant le poids des véhicules, en remplaçant l'essence et le diesel par le gaz naturel, puis en passant à la technologie hybride. Lorsqu'on sait que la moyenne des voitures neuves consomme 7,67 litres/100 km alors que les modèles les plus performants sont aux alentours de 4 litres, on mesure l'ampleur des économies possibles. La technologie du moteur à explosion, qui conduit à la déperdition en chaleur des trois quarts de l'énergie du carburant, pourrait même un jour être complètement remplacée par de l'électricité, vu les progrès des batteries.

Réussir la mutation vers une mobilité supportable est l'un des grands défi de notre temps. La Suisse saura-t-elle retrouver son rôle de pionnière ?

Source (Chiffres français): www.manicore.com/documentation/ articles/palais_mai2001.html (un gramme équivalent pétrole = 11,6 Wh)

 

 

Service de presse du PSS,  18.09.2006

 

 

  

 

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