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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

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Article Service de presse du PSS,  7 décembre 2005

S’affranchir des énergies fossiles - Lorsque écologie rime avec économie 

A Berne, les partis bourgeois invoquent des arguments économiques pour refuser la taxe sur le CO2 et pour s’opposer aux investissements dans les transports publics. Pourtant, en y regardant de plus près, il y souvent convergence entre économie et écologie, en particulier dans le secteur de l’énergie. Car le gaspillage de ressources rares est de plus en plus coûteux.

En 2005, la Suisse a dépensé environ 6 milliards de francs pour importer des produits pétroliers. C’est trois fois plus que la moyenne des années ‘90. Entre 2004 et 2005, la hausse du prix du pétrole a représenté un montant supérieur à l’augmentation des primes d’assurance maladie. Simplement, les ménages ne l’ont pas encore complètement perçu en raison de l’arrivée retardée des décomptes de chauffage.

Se ruiner en pétrole ?

Ce que nous avons vécu en 2005 ne fait que préfigurer une évolution inéluctable : des réserves pétrolières limitées et l’augmentation de la consommation mondiale aboutiront tôt ou tard à des hausses de prix encore plus fortes et brutales. La seule question est de savoir quand : en 2010, 2020 ou 2030.

Pour assurer la prospérité future, il faut absolument éviter de se rS’affranchir des énergies fossiles - Lorsque écologie rime avec économie uiner en importation de pétrole. Il y a donc un intérêt économique majeur à diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Il faut engager maintenant cet effort, dans l’intérêt de la population.

Une nécessité écologique

Sous l’angle environnemental, on arrive exactement à la même conclusion. Pour préserver le climat, il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre, et en particulier de CO2. En ratifiant le protocole de Kyoto, la Suisse s’est engagée à réduire ses émissions de 8% par rapport à 1990. Or en 2004, nous avons émis 52 millions de tonnes de gaz à effet de serre, soit exactement la même quantité qu’en 1990. La situation ne s’est donc pas améliorée et l’on demeure loin de l’objectif pourtant modeste de Kyoto (- 4 millions de tonnes).

Notre santé bénéficierait directement d’une réduction de l’emploi du pétrole, car cela signifie moins de particules fines et ultra fines, d’oxyde d’azote et de divers autres polluants.

Sans parler du fait que ces atteintes à l’environnement ont elles aussi un coût économique élevé : réparation des inondations, soins médicaux, etc. Au passage, relevons le fait que cet effort de réparation est comptabilisé dans le PIB, alors qu’en fait, il n’apporte pas vraiment du bien-être : on dépense d’abord pour abîmer l’environnement et la santé, puis ensuite pour les “réparer”. C’est absurde.

Les solutions techniques existent

Sur le plan technique, les solutions existent pour améliorer l’efficacité énergétique sans réduire le niveau de vie :

- Les bâtiments modernes bien conçus ont une consommation proche de zéro, grâce à l’énergie solaire. Et la rénovation d’anciens bâtiments permet de réduire de moitié la consommation.

- Les appareils modernes sont beaucoup plus performants, à l’instar des écrans plats, des nouveaux moteurs électriques, des cuisinières à induction, etc.

- Les transports publics et la mobilité douce sont infiniment moins voraces en énergie que les transports individuels motorisés actuels. Il en va de même pour les marchandises.

- Les voitures les plus écologiques ne consomment qu’une fraction de l’énergie absorbée par un véhicule moyen actuel.

- L’EPFZ a exploré le concept d’une « société à 2000 watts », c’est-à-dire d’une société où l’on consommerait un tiers de l’énergie employée actuellement. La conclusion est limpide : c’est possible. Et raisonnable.

Du côté de la production, les nouvelles énergies renouvelables font des progrès considérables et commencent à devenir rentables : chauffage à pellet de bois, électricité éolienne, géothermie, etc. L’exemple de l’Allemagne, de l’Autriche et de l’Espagne montre qu’avec une politique volontariste, ces modes de production permettent de couvrir une part de plus en plus substantielle des besoins.

Les récifs de la fin du pétrole

La Suisse anticipera-t-elle ce virage ou ira-t-elle bêtement se fracasser contre les récifs de la fin de l’ère pétrolière ? Cela dépend des décisions que nous prendrons aujourd’hui : il s’agit de donner dès maintenant les bonnes impulsions. A l’agenda fédéral, une série de mesures sont discutées. Malheureusement, le PS se heurte à un front relativement compact d’élus UDC, démocrates-chrétiens et radicaux. Ainsi, le Conseil fédéral a enterré la taxe CO2 sur les carburants, et la majorité du Parlement menace de faire de même en ce qui concerne les combustibles. Les programmes d’efficacités énergétiques sont rabotés sur l’autel d’économies budgétaires à la petite semaine. Et les mesures de promotion des nouvelles énergies renouvelables sont ridicules en comparaison internationale. Mais nous continuons à nous battre pour que cela change !

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Encadré

La taxe CO2 :

En 1999, le Parlement a adopté la loi sur le CO2. Elle prévoit une taxe sur les agents énergétiques fossiles si les objectifs de réduction fixés à Kyoto ne sont pas atteints. Il s’agit d’inciter à réduire la consommation de pétrole et de gaz, et donc permettre une diminution des émissions de CO2. Pour éviter de réduire le pouvoir d’achat, la loi prévoit que le produit de cette taxe d’incitation est restitué aux ménages et aux entreprises. A ce jour, la majorité du Conseil fédéral et du Parlement sont parvenus à empêcher sa mise en œuvre, contre l’avis du PS et de Moritz Leuenberger.

 

 

Service de presse du PSS,  7 décembre 2005

 

 

  

 

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