Retour à la page d'accueil

Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

Parti socialiste vaudois / lausannois

Aller au site du Parti socialiste vaudois

retour à la page d'accueil

Tous les articles écrits
Par thème:

Economie, finance et fiscalité

Egalité et social

Energie et environnement

Formation et recherche

Institutions et Europe

Prévoyance professionnelle

Transports


Campagnes et bilans

Bilans 08-15

Campagne 2007

Bilan 04-07

Campagne 2003

Interventions à la tribune du Conseil National

Motions, initiatives, postulats, interpel.

Portrait

Pourquoi le PS?

Activités 

Profession

Curriculum vitae 

Adresse de contact

 

   

Article Socialiste! - 1.6.04

La signification du 16 mai 2004

Roger Nordmann, vice-président du PSV

Le 16 mai 2004 restera dans l’his- toire comme un formidable coup de frein au démantèlement du service public et à la remise en cause de la solidarité. Ce jour-là, les Vaudoises et les Vaudois ont non seulement rejeté le paquet fiscal et la 11ème révision de l’AVS, mais aussi sauvé l’impôt sur les successions en ligne directe. Ces deux victoires montrent que le peuple n’est pas vénal et que la grotesque asymétrie de moyens financiers ne permet pas de gagner n’importe quelle campagne. C’est avec plaisir que l’on imagine le désarroi régnant chez les bailleurs de fonds d’Economiesuisse et, plus près de chez nous, au sein du palais de verre du Centre patronal vaudois à Paudex.

L’interprétation du vote est évidemment sujette à discussion. Malgré la clarté sans appel du score national (66% de non), la droite essaie de l’imputer à «l’effet paquet». Ce faisant elle oublie qu’elle a ellemême forcé ce ficelage complexe. Comme responsable national de la campagne des cantons contre le paquet fiscal, j’ai pu observer que l’opacité du projet a certes joué un rôle, mais qu’il n’a pas été décisif. Le peuple a surtout perçu la menace sur les prestations étatiques et refusé une opération de redistribution du «bas vers le haut». A cet égard, la votation cantonale sur les successions, comme celles de Neuchâtel le 28 mars, permet de lever le doute, car les questions posées étaient simples et transparentes.

 

Les résultats du 16 mai permettent d’aborder avec davantage de sérénité le débat qui s’annonce sur les finances cantonales. Si, comme l’affirme la droite, il y avait tant de prestations étatiques inutiles, le peuple aurait facilement cédé aux sirènes des grandes baisses d’impôts, pour «forcer l’amaigrissement», comme disait M. Merz. Pour le PSV, le signal est clair: il n’est pas question de toucher aux prestations qui réduisent les inégalités sociales ou qui renforcent l’égalité des chances, au premier rang desquelles se trouvent la formation et la santé. Cette position de principe ne nous empêchera pas d’examiner objectivement les autres propositions qui seront faites: les deniers publics sont trop précieux pour tolérer des gaspillages et quelques petites économies restent raisonnablement possibles. En revanche, on ne saurait s’en prendre aux conditions de travail du personnel de l’Etat et du para-public, qui a déjà apporté sa contribution à l’assainissement.

Aux yeux du PSV, l’essentiel de l’effort devrait se faire par l’apport de recettes fiscales ciblées, en renforçant le haut du barème de différents impôts. A commencer par celui sur les successions: en effet, celui qui hérite de deux millions au décès de son père peut verser 100’000 francs à la collectivité, au lieu des 70’000 francs qu’il verserait avec la loi actuelle.

Socialiste! - 1.6.04

 

 

  

 

 Listes de tous les
articles publiés
 

 

Contact: Roger Nordmann, Rue de l'Ale 25, 1003 Lausanne,
info@roger-nordmann.ch, tél 021 351 31 05, fax 021 351 35 41

Twitter @NordmannRoger

Retour à la page  d'accueil

23.3.2017