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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

Parti socialiste vaudois / lausannois

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Article Domaine Public, 20 juin 2003

Une Suisse en voie de liechtensteinisation»?

Par Roger Nordmann, 20 juin 2003

A l’aune des récents progrès de l’intégration européenne (voir ci-contre), le niveau du débat helvétique est effarant. Un référendum n’est-il pas sur le point d’être lancé contre l’extension à l’Est de la libre circulation des travailleurs. A entendre les nationalistes, et hélas parfois certains syndicalistes, des hordes de barbares venues d’Europe centrale s’apprêtent à envahir la Suisse. Pourtant, même dans le cas improbable d’une émigration importante, celle-ci se fera essentiellement vers le reste de l’Union, dont la population représente, faut-il le rappeler, 500 fois celle de la Suisse. A mon sens, ces craintes relèvent essentiellement des fantasmes d’une Suisse qui se croit exceptionnellement attractive, mais qui ne l’est plus depuis longtemps.

Si l’exigence d’un contrôle renforcé des conditions de travail est pertinente, il faut observer que la législation d’accompagnement prévoit déjà des mesures efficaces. Et l’on oublie trop facilement qu’en matière d’exploitation et de dégradation des conditions de travail, le nec plus ultra reste le travail au noir tel qu’il est pratiqué par le conseiller national UDC vaudois Jean Fattebert avec des Polonais. Dépourvus de permis, ceux-ci sont taillables et corvéables à merci. Ainsi, une alliance objective entre les syndicats et les nationalistes ne profiterait qu’aux seconds, qui ne manquent jamais une occasion de démanteler les acquis sociaux.

Participer pleinement à l’Union européenne

Mais il y a plus grave. Un succès des référendaires remettrait en cause l’entier de l’acquis bilatéral, car les sept accords sectoriels péniblement négociés et ratifiés sont liés entre eux par une clause guillotine. La suppression de l’un des accords autorise l’UE à dénoncer les autres, ce qu’elle ne manquerait pas de faire. Or l’ancrage partiel dont nous bénéficions actuellement n’est pas suffisant, comme le montrent par exemple les difficultés de la maison Veillon. C’est dire qu’il serait suicidaire de renoncer à l’acquis.

Notre pays est en train de se marginaliser complètement en Europe, au moment même où se décide l’architecture institutionnelle et politique du continent. Aussi longtemps que la communauté n’était qu’un marché unique, il était possible d’établir des arrangements bilatéraux ponctuels, sur l’exemple de l’Espace économique européen (EEE). Mais l’Union est en train de changer de nature. En ayant obtenu des compétences dans de nouveaux domaines, tels que la monnaie, l’immigration, la politique extérieure, la défense, la justice pénale et même civile, elle devient plus politique. Dans tous ces domaines, la Suisse entend-elle vraiment s’aligner unilatéralement comme elle l’a fait pour le grand marché? Avec le nouveau projet de Constitution, l’Union devient également plus démocratique et plus visible. Ne serait-il pas temps d’avoir notre mot à dire en participant de plein droit ?

voir aussi: Constitution européenne- l’Europe avance, la Suisse regarde

 

Domaine Public, 20 juin 2003

 

 

  

 

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